• cancer ascendant cancer

    cancer ascendant cancer

    Quant je commence un livre, voyez vous, j'ai tendance à regarder les dernières pages pour voir si cela fini bien ! un rien midinette me direz vous, peut-être mais j'ai horreur des histoires qui finissent mal. Aussi je vous l'assure, ce récit fini bien, je suis une femme heureuse, avec les miens autour de moi et un avenir que je veux serein et radieux.

     

    Octobre 2004 :

    Il était tard, trop tard pour pianoter sur mon clavier au gré de mes ressentis et mes ressentiments, mais trop tôt pour le laisser, trop tôt pour dormir, rêver ou cauchemarder.

    Je venais de prendre un placard sur la tête quelques jours auparavant et mises à part des petites étoiles qui tournoyaient encore autour de mon crâne, plus rien ne voulait entrer dans mon esprit. Incompréhension totale des mots, des sons qui sortaient de la bouche de ce grand type, très droit dans sa blouse blanche, quelque peu condescendant mais pas plus ému que cela :

    "vous avez un cancer, on se voient tout à l'heure, bonne journée "

    Merde, il aurait pu dire vous avez une angine ou l'appendice qui fait des siennes, il aurait pris le même ton. Mais non, il venait de bouleverser ma vie, ma tête et tout ce qui s'y trouvait avec un calme qui m'horripilait et presque un détachement que je ne recevais pas. J'avais une furieuse envie de lui dire de quitter ma chambre, que mes cicatrices récentes me faisaient encore plus mal, que je voulais être seule, ou entourée , noyée de la précense des miens, qu'il fallait que crie, que j'en sois vulgaire verbalement, que j'avais besoin de beaucoup de choses et finalement de rien.

    Il y avait maintenant plusieurs jours que j'étais rentré chez moi, submergée par les rendez-vous de spécialistes qui allaient continuer à me passer au microscope sous toutes les coutures et je me faisais  l'effet d'une grenouille échouée sur le marbre d'un labo de première année de médecine.

    les journées étaient trop longues et les nuits bien trop courtes et il avait fallu que je me résigne à me faire aider de petits cachets roses ou jaunes pour dormir la nuit et resté lucide le jour. Je savais que tout un tas  d'épreuves m'attendaient dans les mois à venir, j'y ferais face, de toute façon, je n'avais pas le choix. Ma vie venait d'être chamboulée et je ne savais pas encore à quel point.

  • Dans un premier temps il fallait d'abord que j'occupe mon esprit et mon temps pour éviter de penser et je m'étais dréssé une liste de choses que j'aurais envie de faire, car il était sûr maintenant que je ne ferais que ce dont j'avais envie, mises à part ce qui m'était imposé par l'épreuve que je recevais.

    Je voulais reprendre mes écrits commencé quelques années auparavant, reprendre la peinture, et pourquoi pas me mettre aux perles, et bien sûr à l'informatique. Tout était à faire, dans quel ordre, cela je ne m'en souciais pas vraiment.

     

     

    à suivre

     

     


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